27.05.2007

Les beaux jours reviennent...

5af4c1e8e33fb54b89f7866f76f086a9.jpgL’été approche à grands pas… Je viens de m’en rendre compte, on est déjà fin mai. Avec le temps pourri des 20 derniers jours, je m’attendais à voir apparaître des rayons de boules et de guirlandes dans les supermarchés. Impression de fin novembre renforcée par des températures particulièrement basses et par un oubli du maire de faire retirer les décos. Joyeuses fêtes de fin d’année ! Merci. Comme ça au moins on sera une commune en avance pour Noël prochain !

Je me suis aperçu de l’arrivée de l’été par la recrudescence des régimes dans les magazines, les devantures de pharmacies, et même dans les boites aux lettres ! On est revenus en période de sylphides dorées, comme si elles passaient l’hiver aux Maldives (d’ailleurs elle passent peut-être l’hiver aux Maldives). Grandes et minces, les jambes fuselées comme de mikados (sans les éclats de noisettes), la peau satinée, pas un bouton, pas un poil qui pousserait sous la peau (créant en surface, une jolie boursouflure rougeâtre). Je serai curieuse de voir comment m’iraient ces délicieux maillots échancrés et argentés… Et surtout s’ils résisteraient à une baignade dans les rouleaux d’Anglet ou d’Hossegor, ou s’ils ressortiraient en lambeaux… Ce sont peut-être des modèles "spéciaux mer des Caraïbes", d’ailleurs quand on a les moyens de se payer un tel maillot, on a aussi les moyens de passer ses vacances aux Antilles (après l’hiver aux Maldives). Il coûte plus cher que mon assurance auto!

Contre ce diktat de la minceur à tout prix, j’ai décidé d’arrêter de lire la presse féminine (je ne peux malheureusement pas laisser mon courrier et éviter les pharmacies)… pas une page sans programme de sport pour "des fesses en béton en moins de 3 semaines", "des jambes de déesse pour séduire sur la plage ", "une silhouette de rêve avant l’été"... Sans un article sur "comment perdre ses kilos superflus avant les vacances" (et donc tout reprendre pour la rentrée "les meilleurs restos de la côte"), "une nouvelle méthode infaillible pour déloger vos rondeurs disgracieuses"… Elles sont pas disgracieuses d’abord mes rondeurs ducon ! Ou alors mon mari est un menteur avéré ! ! ? (J’espère que non !). Le même harcelement du coté de ma boite aux lettres : Yves rocher me propose "des sachets drainants, pour réduire votre effet peau d’orange" (tout le monde avait compris que ce n'est pas le sachet en lui-même qui est drainant, mais la poudre au goût dégueulasse qu'il contient), et Daniel Jouvence veut m’aider à "réduire mes capitons"… On n’est pas plus aimable… Comment il le sait d’ailleurs que j’ai des capitons, alors que je prends exprès une taille de jean au dessus de la mienne, pour justement qu’ils soient cachés mes capitons… Ma ruse serait-elle découverte ?

Un autre point important, le bronzage caramel de toutes ces fesses rebondies… Après des années 70 ou nos mères passaient tout l’été à cramer sur la plage, en plein midi, jouant de la guitare et fumant des joints, on est passés à l’ère de la crème + t-shirt + chapeau + plage à 17h. J’aimerai savoir comment ces filles arrivent tout en étant blondes aux yeux bleus, à cette couleur marron… Certainement pas en gobant des capsules de bétacarotène, et recouverte de protection 45 ! Il n’y a qu’à voir toutes les stars hollywoodiennes, à mon avis, elles usent et abusent du cagnard, et accessoirement des cabines à UV ! Moi, je peux choisir : soit de ressembler à Kate Moss, et crever d’anorexie, d’overdose, ou d’un cancer de la peau, ou bien rester moi-même. Un peu ronde, un peu blanche, maillot noir classique (pas trop échancré, qui planque à peu près tout), des cuisses un peu marbrées, quelques vaisseaux claqués un peu de peau d’orange… Je paye les raclettes, tartiflettes, spaghettis bolo/parmesan, (le tout arrosé d’un bon coup de rouge), de cet hiver ! Aïe, est-ce que le maillot va réussir encore une fois à tout contenir ?

Ouvrant l’ultime magazine que j’ai décidé de feuilleter, avant ma désintoxication, je tombe sur un article "comment s’habiller selon sa morphologie", je me dis chouette, enfin un journal qui ne cherche pas à faire maigrir les femmes, mais à les mettre en valeur… Merveilleux… Alléchée par le titre, je cherche frénétiquement la page 140, et j’apprends que je suis ronde… merci, je sais… "l’époque n’a jusqu’à présent pas été tendre avec vous." je sais aussi… "mais les temps changent !" tant mieux, il serait temps ! Et là je vois les célébrités rondes…Mon oeil se pose avec stupéfaction sur... Pénélope Cruz ! Si elle est ronde, je veux bien rentrer chez les carmélites ! (au moins je me prendrais plus la tête avec mon habillement…) J’adorerais être ronde comme Pénélope Cruz… Finalement si c’était vrai leur truc, je pourrai peut-être devenir une star de cinéma, et moi qui est toujours rêvé de parler l'espagnol !

Sans blague, en réfléchissant, je ne serais jamais star (en même temps, peu importe), en revanche, pour l'espagnol, je peux m'y mettre (un bon défi pour la prochaine rentrée)... Et puis, 32 ans, 2 enfants... je m'en sors à peu près... Je profite des bonnes choses de la vie, et j'ai viré quelques uns de mes complexes... C'est déjà ça!

24.05.2007

De l'amitié, à l'amitié franche...

Et si Marie tombait dessus? Cette phrase m'a amenée à reflechir un peu plus sur l'amitié, ce qu'on peut se dire, ce qu'on doit se dire... ce qu'il ne faut surtout pas dire... On m'a souvent dit que ma franchise pouvait heurter, hors ce n'est évidement pas le but...

Mes reflexions m'on ramenées en arrière... Vers une drôle d'histoire d'amitié. Au lycée, j'étais très amie avec Valérie, une amitié presque fusionnelle. Même dans 2 classes différentes, on arrivait à être "collées, scotchées, superglutisées". On s'attendait aux intercours, la première sortie allant chercher l'autre devant sa salle... On mangeait ensemble, je rentrais chez moi en passant par chez elle, ou l'inverse, on se voyait aussi le w-end. On n'était pas pour autant isolées, on était comme un noyau, autour duquel gravitaient divers électrons libres, copains, copines, et même cousins.... Mais le coeur de la bande c'était Valérie et moi. On partait même parfois en vacances ensemble, avec nos parents respectifs bien sûr... C'est dire si on était integrées chacune dans la famille de l'autre.

Quand on était séparées, on s'écrivait... des pages et des pages, des copies entières. Des tartines de bêtises, de rêves, de projets... On s'écrivait même pendant les cours... on se passait nos textes entre 2 portes, comme ça le cours d'après elle était un peu avec moi, et j'étais un peu avec elle. Tout roulait, même si parfois, Valérie me faisait la tronche... je ne savais jamais pourquoi... c'est pas faute d'avoir demandé, elle disait toujours "ça va..."; et ça finissait par passer. Cette attitude me foutait hors de moi, et quand j'en parlais à mes autres copines (Marie, Nathalie) et même à ma cousine, une phrase revenait "Elle n'est pas honnête avec toi" Elles avaient raison, après tout si elle trouvait à redire à ma manière d'être, elle aurait dû me le dire franchement.

Je suis passée en terminale, elle en première. Je suis devenue copine avec une fille de ma classe,Viviane, un peu faillote, mais pas désagréable, un peu isolée aussi. Je lui ai présenté Valérie et ma bande de copains. Pour moi, présenter mes amis les uns aux autres me semblait normal, surtout étant tous dans le même lycée. Elles avaient l'air de bien s'entendre... Tant mieux! Puis elles ont fini par s'entendre sur mon dos, j'étais devenue le sujet de conversation, mais ça restait gentillet... Puis ça a dégénéré...Elles ont commencé à s'isoler des autres copains/copines de la bande... Et puis j'ai eu mon bac. Et pas Viviane, (comme quoi cirer les pompes des profs n'a jamais rendu intelligent!) Le lendemain des résultats, j'ai eu droit à la tronche des 2; et une reflexion de Valérie "T'as eu ton bac et Vivie est au rattrappage alors qu'elle plus bossé que toi, c'est quand même dégueu!" J'ai trouvé ça naze, c'était pas de ma faute si elle avait foiré. Avec le recul, c'est normal, elle était puérile, en amitié comme dans le travail. Les autres de la bande m'on dit "méfie-toi". Viviane s'est auusi plantée au rattrapage, et s'est retrouvée dans la classe de Valérie. J'ai pris du recul par rapport à elles. Elles sont devenues les meilleures amies du monde, ont fini par ne plus m'adresser la parole et la bande a explosé. Ce que les copains me rapportaient d'elles n'était pas super élogieux... Elles commençaient à devenir méprisantes...

Finalement, elles allaient bien ensemble, elle étaient aussi fausses l'une que l'autre... J'ai toujours eu à coeur depuis de ne jamais laisser des non-dits s'installer, c'est pire qu'une gangrène en amitié. J'essaye de dire les choses avec une certaine retenue, pour pas blesser non plus, et j'engage mes amies à me dire quand elle me reprochent quelque chose. Je ne le prends pas toujours bien (elles non plus, on est humaines avant tout), mais après quand tout est à plat, on peut discuter... et repartir sur des bonnes bases. Un "rappelle-toi de Valérie, on pouvait rien lui dire remet les pendules à l'heure". D'ailleurs ce que mes amies disent de moi, c'est pas triste non plus!

J'ai appris récement une chose qui m'a confortée dans mon idée de franchise... J'ai retrouvé par hasard il y a quelques années, un vieux copain du lycée. Il m'a appris que Viviane était mariée... très bien, tant mieux pour elle... Avec le mec de Valérie... Ah? Tant pis pour elle... J'ai eu du mal à compatir...

23.05.2007

La vie rêvée de Marie-la-parfaite

Marie est une de mes meilleures amies. Impossible de dire quand je l'ai connue, on était l'une et l'autre trop petites pour s'en rappeler... elle a toujours fait partie de ma vie. Aurai-je copiné avec elle si nos mères n'étaient pas amies? Je ne sais pas, nous sommes tellement différentes... Mais je ne me suis jamais posée la question. On ne se voit pas très souvent, surtout maintenant qu'on est chacune installée dans notre vie, mais on a chaque fois plaisir à se retrouver.

Marie habite à 700 kms de chez moi, elle habite Paris, son rêve depuis petite! Elle est née en Bretagne, et on se voyait à toutes les vacances scolaires, et moi j'habitais Paris. Elle m'a avoué que ado, elle enviait mon bitume, mon centre commercial géant, mon lycée à 3000 élèves, mon RER, mes puces de St Ouen, mes bars ouverts toute la nuit, toute la vie de la capitale, même s'il n'y a pas que des avantages!

Elle vient d'acheter un bel appart, (ils en avaient marre de louer), ils ont acheté dans le Xème, LE quartier qui devient branché (j'ai appris un truc au passage, le Xème devient branché). Un super truc, pas très grand, mais super bien placé, près de tout, au 4ème étage. Je connais bien Marie, la déco y sera très recherchée, elle fera appel à des pros pour poser papiers peints, parquets, moquettes... Faire les peintures... Alors que moi, je galère à repeindre 1h30 par jour pendant la sieste des gamins, en condamnant les pièces et en ouvrant toutes les fenêtres pour que les petits ne respirent pas de trucs nocifs... Je mets 3 semaines à faire une chambre, et tous les soirs je me douche au white spirit, ma peau devient blanche et craquèle comme un sac à main en croco! Elle achètera des meubles et des bibelots tendance...

Marie prend 4 jours de RTT, file chez ses parents en Bretagne avec ses enfants, pendant que son mari accueille et dirigent les ouvriers. Elle revient reposée et bronzée, et rentre dans un appart neuf! Parfois, j'aimerai bien que ça se passe comme ça. Puis je me dis que d'accord, je galère, mais quand un copain me dit, "ouais! la céruse au plafond, c'est une super idée, ça éclaire ta pièce! Mais ça a dû coûter bonbon!" Je réponds très fière que non, puisque c'est moi qui l'ai fait! "Toute seule?" Et oui, c'est fou ce qu'on peut faire avec 2 bras et un pinceau! J'évite de rajouter que j'en ai eu pour 15 jours de courbatures au cou et au bras, et que le gros bleu de ma cuisse, ce n'est pas en jouant au rugby avec mon fils (version officielle), mais quand je suis tombée de mon escabeau! (beaucoup moins classe).

Tout comme son intérieur ressemble à un numéro de "Marie-Claire maison", Marie semble sortir d'un magazine de mode... Toujours super bien habillée, fringues chics et féminines, Marie va chez Zadig et Voltaire comme je vais chez H&M... Elle a une vie bien règlée, trouve le temps de faire du sport avant d'aller au boulot. Elle a toujours les mains impeccables, je ne les jamais vue avec un ongle écaillé, et même après une journée shopping, sa coiffure tient toujours. J'ai jamais réussi ,même en vidant entièrement un pot de laque, à faire tenir une coiffure plus de 2 heures sur ma tête... tête d'ailleurs que j'évite de bouger, donc en plus j'ai l'ai coincée... ça tombe, frisotte, les épingles à chignon me tombent dans le cou et s'accrochent à mon pull... Bref, je suis devenue une adepte du "ça tient comme ça peut" (tant que mes yeux sont dégagés et qu'on ne me confond pas avec un briard, c'est déjà ça!).

Marie ressemble trait pour trait aux filles décrites dans la presse féminine... Belle, bon job, marié à un gars bien bon job aussi, 2 enfants 7 et 2 ans.... Elle a voulu attendre que sa fille ait 5 ans pour lui faire un petit frère, elle avait lu un bouquin disant que moins d'écart la perturberait... trouve le temps pour faire du taï-shi et prendre des cours d'espagnol, ses gosses sont sages et polis, et demandent l'autorisation avant de sortir de table... la grande fait du piano et de la danse, le petit est inscrit à l'éveil musical... On a l'impression qu' elle maitrise tout Marie... d'ailleurs elle maitrise tout, et elle m'a avoué l'autre jour au téléphone que ça lui pesait, que dans sa vie, il n'y avait pas de place pour l'imprévu, ni la surprise... qu'elle aimerait que ses enfants soient moins sages. Finalement, elle n'est pas si heureuse qu'elle en a l'air Marie... Elle m'a dit une phrase qui m'a fait de la peine pour elle, je lui racontais que mon fils (en pleine crise d'opposition) me parlait pas toujours correctement "Ton fils te répond, tu te prends la tête avec lui et tu es obligée de sevir, mais au moins, il te parle. J'ai l'impression que mes gosses ont peur de moi, ils sont toujours dans leur coin!"

Aïe! C'est vrai, mon fils est parfois dur mais il est vivant, dit des tas de trucs rigolos, peut tenir le crachoir une heure et demi sans problème... C'est vrai que parfois, c'est saoulant, mais tellement plus sain... Il faut que Marie vienne en vacances chez moi, dans ma maison en travaux depuis 8 mois, il faut qu'elle s'habitue au bordel, Marie... Au bruit, aux verres d'eau renversés et aux taches d'herbe sur les pantalons, aux éclats de voix, aux jouets étalés par terre, aux soirées constructives où on regarde des conneries à la télé, avachis sur le canapé...

Etre Superwoman doit rester un fantasme, un idéal qui nous fait progresser, mais pas devenir un but à atteindre... Je remercie Marie, grâce à elle, j'ai appris que la perfection et la complète maitrise de sa vie, c'est chiant et ça ne rend pas forcément heureux...

 

21.05.2007

Femme au foyer pas toujours désespérée

74d85da37e4c02113fa48608217766bf.jpgAujourd'hui, je me réveille avec 32 ans, hier je me suis couchée avec seulement 31, ma mère m'a fait la nuit. J'ignore si c'est ça qui a influencé le côté bringueuse de mes 20 ans! Mais aujourd'hui, je commence à les sentir les années... Avant, à chaque anniversaire, quand on me demandait "ça fait quoi d'avoir un an de plus?", je me sentais plus maligne que tout le monde et je répondais "je n'ai qu'un jour de plus qu'hier!". Mais 32, c'est déjà la course vers les 40!!!

On m'appelle madame dans les magasins, ça fout un sacré coup de vieux! Dans ma boite aux lettres, les catalogues de pub de la redoute, les 3 suisses, quelle, et j'en passe, ne me propose que des fringues de mémé, des jupes longues bariolées, des jeans strech qui enveloppent bien la taille, des chemisiers imprimés, des escarpins!!! MARRE... Oui, j'ai 32 ans, et toujours l'envie de m'habiller comme une ado: 501, débardeur, converses! Et alors? J'ai déjà dû renoncer définitivement à la mini mini et aux t-shirts "ventre à l'air" après mes 2 grossesses, ça suffit, arrêtez de me briser mes rêves, et laissez-moi vieillir doucement!

Mon problème est peut-être là, dans ma tête, j'ai toujours 20 ans! Et une grosse impression de n'avoir rien fait de bien depuis! Pourtant mon parcours n'est pas négatif... Après le bac, sous couvert de me chercher, j'ai bringué pendant 4 ans, faisant des petits boulots, et m'inscrivant à la fac chaque rentrée... J'ai fait plein de rencontres, cotoyé plein de milieux différents... puis j'ai repris vraiment la fac avec plus de sérieux. J'ai une licence de psycho, ai panné ma maitrise, plus préoccupée par les préparatifs de mon mariage que par mon mémoire... J'ai changé plusieurs fois de lieu de vie, dabord Paris (de 0 à 20 ans), puis Nantes (de 20 à 25), Bayonne (de 25 à 31), et me voilà rendueà Tarbes... au pied des montagnes.... le pied! Je suis donc mariée, depuis bientôt 5 ans, j'ai 2 enfants, (un fils de 3 ans et demi, une fille de 18 mois), je m'occupe d'eux, nous vivons dans une maison sympa... QUE DU BONHEUR comme on dit!!!

Et bien justement, des jours oui, tout va bien, je suis heureuse, je me rends compte que j'ai une chance folle... j'aime, je suis aimée, j'ai une famille, des gosses en pleine santé... par rapport à d'autres qui vivent dans la misère, qui sont seules au monde, qui sont malades, qu'on perdu des être chers, je suis comblée... Mais certains jours, les nerfs prennent le dessus, et je craque, je tourne en rond dans ma maison, j'ai l'impression d'être vieille, moche, inutile... d'être une mauvaise mère pour mes enfants, de ne pas assez me dévouer pour eux, pour les écouter, les occuper... Car oui, je suis loin de ce que je voudrais être...

Je voudrais être superwoman, mélange subtil de supermaman, superfemme, superamante, supermaitresse de maison, sans oublier une petite touche de Working girl, belle, efficace, respectée... A la pointe de la modernité, en mode, déco, cuisine, culture... Une femme qui trouve le temps d'avoir un job super intéressant, de s'occuper de ses enfants, de faire du yoga, de la gym, de s'investir dans une association humanitaire, dont les tenues et la maison sont toujours imppecables... Mais la réalité est plus terne... Je suis toujours fringuée pareil, les cheveux attachés (c'est moins beau, mais plus pratique pour faire le ménage), mes gosses me font courir dans tous les sens, j'ai l'impression d'être tout le temps en tain de râler, ma barraque est tellement dégueulasse que j'envisage régulièrement d'aller m'installer définitivement chez ma mère... Je suis tout le temps à laver, aspirer, balayer, ranger et pourtant, c'est toujours autant le boxon. J'arrive le soir, fatiguée et frustrée, j'ai pas arrêté de la journée, et en même temps, rien n'a avancé... de toutes les choses inscrites sur ma liste URGENT aucune n'est faite... Il y a des choses qui me dépassent... Comme la proprété de la maison et de la vie de ma meilleure amie Marie...

Bientôt je vous parlerai de Marie, Marie la belle, la parfaite, Marie que j'envie secrètement même si je m'en défends... tout en sachant que si je vivais sa vie, sa si belle vie, je m'emmerderais gravement....

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