04.06.2007
Family tour addict
Je reviens d’un joli périple…
Trois jours de RRT qui tombent du ciel et qu’il faut prendre tout de suite… Il y a des choses qui m’échapperont toujours dans le fonctionnement des entreprises… Le mois dernier, il n’y avait plus de RTT, et maintenant il y a 3 jours qui vont être gâchés si on ne les prend pas illico presto!
"Et si on allait voir la famille en Bretagne ?" Pourquoi pas… je compte vite fait…RTT+WE=5 jours de vacances… 1500km aller/retour… et 6 maisons estampillées "passage obligé" (sous peine de vexation sévère des résidents)… C’est un peu marathon de New York, mais c’est jouable !
On part donc, un matin à 4 heures, c’est plus pratique, les gosses sont censés se rendormir, et se réveiller au 2/3 du parcours… On prend un petit dej, et il n’y a plus que 150 bornes à faire… En plus la nuit il y a personne, et il fait moins chaud, c’est tout bénèf !
La veille j’ai couru toute la journée, pour acheter tout ce qu’il faut : des couches, des petites bouteilles d’eau, des gâteaux secs pour la route… Ceux qui restaient dans le placard sont au chocolat, et les sièges auto n’auraient pas aimé… Et tout un tas de trucs qui ne serviront pas, mais qu’il faut avoir… au cas où... Au cas où le Sahara aurait déménagé (il se trouverait entre les Hautes Pyrénées et le Morbihan), et où on tomberait en panne en plein milieu... Et bien sûr, comble de malchance, les portables ne passerait pas...
Les bagages sont bouclés. Comme d’habitude, les enfants ont toute leur armoire, et je rogne sur les fringues des parents… Un seul excès que je m’accorde, une dizaine de paires de chaussures (pour 5 jours, je sais c’est pas logique…) En général, je les coince dans un sac à dos, que je planque sous mes pieds, ce qui fait que je voyage les genoux sous le menton… Quand on échange les conducteurs, mon homme doit prendre le sac sur lui, sinon ses genoux se retrouveraient dans l'appui tête et il n'est pas assez souple. C’est en principe à ce moment qu’arrive la question fatidique : "Qu’est-ce que tu peux bien transporter là-dedans ?" Transporter, c’est bien le mot… "Chut, chéri surprise ! Tu verras quand on sera arrivés."
La route est longue, les gamins ne se sont pas rendormis du tout, ils affichent même une forme olympique pour si tôt matin… Pas de crainte à avoir pour la chaleur, il pleut comme vache qui pisse depuis les premiers kms. Les enfants s’ennuient, il n’y a rien à voir dehors, la visibilité ne dépasse pas le capot… Ils commencent à se disputer, ils se foutent complètement de la concentration du conducteur, et se transforment en vilains trolls hurleurs ! Pause petit dej plutôt que prévu, notre sécurité en dépend !
Sortir tout le monde sous la pluie, trouver les k-ways dans le bordel du coffre… m’extirper de ma place où j’avais réussi à coincer chacun de mes pieds de part et d’autre de mon énorme sac à godasses… (où d’ailleurs j’ai oublié de glisser la seule paire qui m’aurait été utile, les bottes en caoutchouc !), il y a des lac entiers sur le parking en guise de flaques d'eau, on s'enfonce à mi-mollet.
On arrive péniblement à 13h la faim au ventre et les nerfs en pelote, juste à temps pour que le petit vomisse dans le garage des grands-parents… "Bonjour Mamie, burp !" En plein milieu du passage… C’est toujours mieux que dans la voiture, on a pas l’intention de la vendre tout de suite ! On est accueillis par un "on vous attendait plus tôt" toujours agréable après 750kms! "Bonjour, vous avez fait bonne route?", c'est trop banal!
Le soir chez les beaux parents, le lendemain midi chez le grand-père, le soir chez les copains… Super, on va faire la fiesta… on dort là-bas, il faut donc remballer le campement… lit pliant, duvet pour le grand, turbulette pour la petite, quelques affaires, le PC pour montrer les dernières photos… "Une seule paire de chaussures !" hurle mon homme la tête à peine sortie du coffre ! "OK", je vais éviter l’incident diplomatique… Mais s’il se mettait à faire beau ? J’en prendrais 2 na ! Et je planquerai mes tongs au fond de mon sac à main, il verra pas !
Le lendemain midi, chez l’oncle et la tante, le soir avec les cousins… 4ème jour re-passage par chez le grand-père, Le soir relâche ? Non, ce serait trop bête, je viens de reprendre contact avec une vieille copine, je ne l’ai pas vue depuis 7 ans, et elle habite à 10 kms, je ne me vois pas repartir sans passer la voir ! J’appelle… re-fiesta ce soir, demain matin on partira hachés, avec 2 heures de retard sur l’horaire qu’on s’était fixé, la bagnole pleine à craquer… Là du coup il fait chaud sur la route, (il s’est mis à faire beau, hier vers 17 heures), par contre, avec le périple qu’on vient de faire, les gamins pioncent comme des bienheureux… On redescend chez nous calmement, j’ai l’impression d’être revenue pendant mes années d’étudiante où la vie tourbillonnait autour de moi ! A part chez mes beaux-parents où c’est un peu tristounet (genre on mange devant les infos quand on s’est pas vu depuis 6 mois, il y a la télé même dehors sous la tonnelle, et on se dit un mot à l’heure !), chez tous les autres c’est la fête, on se marre, on mange trop, j’ai envie de ne jamais partir !
On arrive enfin chez nous. On met tous le bazar en tas dans le couloir… Et on se fait un méga pique-nique canapé/DVD. Mon mari bosse demain, j’ai tout à ranger, les courses à faire, il faut tout remettre sur les rails… mais je ne me suis jamais sentie aussi bien, j’ai la pêche pour toute la semaine…
On repart quand ? J’ai déjà des fourmis dans les jambes…
10:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Les commentaires sont fermés.