28.06.2007
Faîtes des gosses...
J’avoue, je ne donne pas toujours une image très positive des gamins en général et des miens en particulier…
Mais si je disais que :
Mes gosses sont les êtres qui comptent le plus pour moi au monde (avec un peu mon homme aussi, bien sûr...), que bien sûr je les trouvent beaux comme des Dieux… que je fonds littéralement quand ma fille de 19 mois me met les bras autour du cou, et me caresse la joue en disant "Deeeeuuuuu !" (ça veut dire doux en bébé)… que mon fils me scotche tous les jours, quand il me sort des phrases genre "Dans les cerises, il y a un noyau, comme dans l’ADN…" (il aura 4 ans cet automne…), que je lui donnerai ma vie et plus encore quand il me dit "Maman je te aime, tu es mon amour… et moi aussi je suis ton amour…"
Que j’admire le courage de ce gamin qui est capable de grimper 1heure 30 d’affilée en rando ("Avec mes pompes de montagne"…il parle mieux argot que français, mais ça c’est notre faute !), j’admire aussi l’énergie que déploie ma fille pour engloutir son petit suisse en 30 secondes chrono, et en s’en tartinant le visage, du menton jusqu’aux cheveux… Et l'aversion qu'elle a toujours eu pour les petits pots, alors que le vieux comté et les foies de volaille passent très bien... Que je craque quand elle met son doudou dans un tiroir et lui dit "voivoir" en agitant le main, tout en vérifiant toutes les 2 secondes s'il n'est pas vraiment parti...
Je pourrai parler aussi des crises de rire quand mon fils nous rejoue des parties entières de Kaamelott, avec le ton…(il imite à la perfection le roi de Burgondes) !
Et dire enfin, la joie que j’ai de les regarder grandir, évoluer, progresser, et l’extrême fierté que j’ai quand on les complimente… et que même si c’est parfois épuisant… c’est génial d’avoir des enfants !
Ce serait moins drôle non ?
09:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.06.2007
Petite remise en question...
Mes jolis-parents viennent de passer le w-end à la maison... et?.... ça s'est super bien passé! Pas eu besoin de sortir mes vannes, elles sont restées gentiment dans un tiroir obscur de mon cerveau... Tant mieux, les sortir n'est pas mon activité préférée.
Aujourd'hui, il pleut pour changer... et c'est un de ces matins ou je me dis que je devrais prendre ma vie en main! Finalement je ne sais même pas trop ce que ça veut dire... dans mon cas. C'est comme des centaines de formules toutes faites que je me répète, parce que c'est dans l'air du temps. Il FAUT prendre sa vie en main. C'est comme il FAUT réussir professionnellement, il FAUT concilier ça avec une vie de famille épanouissante, il y a un NOMBRE MINIMUM d'orgasmes à avoir (par semaine, mois, année...) pour ne pas se penser frustrée...
La vie moderne se veut libre, ouverte, tolérante, à l'écoute de chaque individu... Elle est plus que jamais normative, c'est comme si on n'avait pas le droit d'être heuireux si on ne rentre pas dans la case où on devrait être! Et il n'y a pas toujours de case, alors même avec la meilleure volonté du monde, quand ma rébellion se tait, et que je me dis que faire comme tout le monde peut être pas si mal certaines fois... Je continue à ne rentre nulle part!
MOI, mère au foyer: profession qui n'existe pas... Chaque papier administratif me fout en rogne... Je ne suis pas mère au foyer, je suis "sans emploi", "sans profession", "n'exerçant aucune activité" (ben bien sûr!) et dernièrement, je n'ai plus de numéro de sécu perso, j'ai une jolie carte vitale à mon nom, avec le n° de... mon mari! Heureusement que j'en ai un, j'ai intérêt à le garder précieusement... Sinon, je ne suis personne... Alors c'est ça notre destin, être considérées par la société comme des sans emploi... Pourtant, j'ai 2 boss bien plus exigeants que certains, des horaires qu'on n'oserait pas faire faire à un stagiaire... Et je zappe souvent la pause café!
Ah les étiquettes... certaines nous collent aux fesses comme de la glue!
Petit lexique de rappel des étiquettes qui m'ont collées après, ou me collent encore maintenant:
ETUDIANTE EN PSYCHO: nana forcément dégondée de la trappe, prenant les cours magistraux pour des thérapies collectives, et les strapontins des amphis pour des divans...
PSYCHO (tout court): matière facile pour mauvais élèves ne pouvant pas étudier de matières "nobles" (comprendre scientifiques)... la fac de psy d'ailleurs comprend des matières comme les maths, statistiques, anglais, informatique, neurobiologie, pharmacologie, pas de la simple branlette freudienne de comptoir, mais ça c'est une autre histoire...
FAC: là où vont tous les cancres qui n'ont pas pu faire une grande école, ou au pire un BTS...
90 à l'arrière de la voiture (et oui, je suis assez vieille pour avoir eu le permis avant qu'on ne passe aux A): jeune conne ayant piqué la bagnole des parents, ne sachant bien évidement pas conduire (les femmes de toute façon ne savent pas conduire c'est bien connu), va pas faire gaffe, va me rentrer dans ma merveilleuse BM neuve... au pire se trainera lamentablement et j'arriverai trop tard pour valider mon PMU! A DOUBLER ABSOLUMENT! (même et d'ailleurs surtout en ville).
CROYANTE: forcément coincée du derche... forcément contre la pilule, l'avortement, les homos, et forcément 18 gosses tous fringués chez Cyrillus!
STAGIAIRE: on peut tout lui demander, c'est sûr elle va la fermer, elle n'osera jamais se plaindre...
PROVINCE: coin paumé, ravitaillé par les corbeaux, et habité par des êtres inférieurs aux parisiens (souvent cette pensée est émise par des parisiens d'adoption, nés en province et on ne sait pas pourquoi trainent leur ville de naissance comme une grosse honte). Exemple de réponse sortie de la bouche d'un de mes témoins de mariage (né dans l'est et habitant Créteil) à une question innocente d'un autre convive: "Et toi auusi tu es de Nantes?" (comme mon mari) "Sûrement pas, je sui pas un cul-terreux moi, je suis de Paris!" Tous les nantais apprécieront!
Habiter la CAMPAGNE: "mais tu supportes de vivre chez les bouzeux?"
PRIMIPARE (mot affreux s'il en est): par définition, la primipare ne sait RIEN... il y a donc là une cliente idéale aux divers bourrages de crâne.
FEMME AU FOYER: feignasse
MERE AU FOYER: pauvre femme qui n'a pas eu de chance dans la vie... L'idée qu'on puisse l'être par choix n'effleurent même pas certaines personnes
BLONDE (naturelle, je précise): QI d'une moule de bouchot
FETARDE: alcoolo, tabagique, smokeuse de pets, junkie
AVOIR BEAUCOUP D'AMIS: forcément baiser avec TOUS les amis en question (si si, même les filles...) Idée véhiculée par ma grand-mère, paix à son äme comme on dit!
SERVIABLE: trop conne, se fait enfler...
N'ALLAITE PAS: mère dénaturée, égoïste, nombrilliste... a le culte du corps... n'aime pas assez son bébé... L'idée qu'il y ait des raisons médicales ou simplement une trouille terrible de ne pas réussir, suffir, avoir assez de lait, ou encore l'angoisse d'intoxiquer son môme avec toutes les saloperies de calmants qu'ils vous mettent dans les veines pendant 48 heures (en cas de césarienne), ne sont évidement que des prétextes pour mères méchantes. On est forcément une fille frivole et irresponsable... donc pas digne d'être mère!
BORDELIQUE: crado... réflexion d'une (ex)copine en arrivant chez moi (en travaux depuis le mois de septembre) "Jamais je ne pourrais vivre dans une porcherie pareille!" A y réflechir, je n'aurai jamais dû la laisser s'asseoir dans la porcherie pour prendre l'apéro et se goinfrer d'olives à la provençale et de tuiles au paprika! Ou j'aurai pu servir des epluchures de patates ou de carottes, bref ce qu'on mange tous les jours en bonne famille de cochons que nous sommes!
J'en passe, et pourtant y'en a des pires... mais, il me faudrait la semaine pour me les rappeler toutes ces étiquettes, qui sont peut-être bêtement induites par mon comportement de femme, mère banale! Je suis donc parfois envieuse des gens qui ont un vrai but (même si avoir une famille et s'en occuper est un but de vie plus qu'honorable, et même parfois un véritable défi), ceux qui plaquent tout pour partir en mission humanitaire en Afrique, ceux qui n'ont pas peur de changer de cap au milieu de leur vie... Comme cette femme, dont on m'a parlé plusieurs fois (etait-elle une vieille amie d'une tante, ou une voisine vivant dans notre rue? je ne sais plus...) Vers 45 ans, le dernier de ses enfants casé et parti de la maison, elle a entrepris de réaliser son rêve d'avant mariage: devenir médecin... Et elle a réussi. Elle n'a certainement pas pu exercer plus de 10 ou 15 ans, mais elle est devenue ce qu'elle avait toujours rêvé d'être!
En bref, j'admire les gens qui savent ce qu'ils veulent être ou faire et mettent tout en oeuvre pour le réaliser. D'autant plus que j'aurai aimé faire des tas de choses, et que je change d'idéal régulièrement, tout en sachant que ce ne sont que des rêves, et que la pluspart ne sont pas réalisables
-devenir championne de tennis, à 32 ans, c'est beaucoup trop tard, surtout quand on joue pas terrible
-traverser le pôle nord à pied, quand on est horriblement frileuse et qu'on aimerait pouvoir chauffer la maison à 24° en hiver
-grimper l'Everest quand on est déjà essouflée en rando dans les Pyrénées...
Mais sentir la foule derrière soi et vous porter vers la victoire, soulever un trophé sous les acclamations, admirer une mer de neige/glace où personne n'a posé le pied avant vous, admirer les couleurs du ciel quand le soleil fait semblant de se coucher... Et la vue qu'on doit avoir en haut de l'Everest doit être plus que fabuleuse... Le genre de truc où on doit se sentir la reine du monde (comme quoi pas besoin des bras de Léonardo)...
D'ailleurs, ma belle-mère a offert un bouquin à mon homme, le périple autour du monde d'un de ses anciens copains de primaire qui a sillonné une vingtaine de pays à vélo... Exemple de chose que je serai bien incapable de faire, je suis bien trop trouillarde, mais qui a dû me donner envie de changer un peu d'air... Si vous voulez rêver, vous pouvez aller voir son site, il y a de très belles photos... c'est un peu voyager par procuration... http://lemondeavelo.neuf.fr
En fait rêver d'évasion me suffit pour m'évader... et ... me faire me sentir bien chez moi, et bien dans ma vie... qui finalement, quand je la regarde de plus loin, avec des yeux moins focalisés sur mon quotidien, elle est quand même assez rythmée, riche en émotions, en rencontres, en amour aussi... Et quand je me retourne, je ne suis pas mécontente de mes 32 années écoulées...
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19.06.2007
La folle journée de miss cataschtroumpf
Aujourd'hui, ça a mal commencé... déjà on est lundi, et c'est pas mon jour préféré... Fini week-end, parti... envolés trop vite les 2 jours cool, sans (trop) stresser.
Mon fils a bien commencé en se réveillant à 6 heures ! " Papa, maman, y fait jour ! " Oui, c’est sûr… Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai fait un fils qui saute du paddock dès les premières lueurs. Mystère.
" Allez, grimpe faire un câlin, tu te couches entre papa et maman, et tu te calmes… "Non, manifestement, se calmer n’est pas un verbe qu’il emploi souvent ! Il tortille, on se prend tour à tour des coups de pied(s) et des coups de coude(s). De préférence dans les côtes ou le milieu du dos. Bien viser, il doit savoir ce que ça veut dire ! Au bout d’un quart d’heure, on craque " Va donc jouer un peu dans ta chambre… " Il a bondi avant la fin de la phrase, celui sur lequel il est passé se tord le ventre de douleur… Moyennant quoi, tous ces efforts nous font récupérer une petite demi heure de pseudo tranquillité, la lumière de sa chambre en pleine tronche, suffit de s'habituer !
Mon homme se lève et se prépare… Même s’il essaye de passer inaperçu, son fils le grille, en général quand il entend l’eau de la douche… Il secoue la cabine : " Papa, papa, tu me fais mon p’tit dèj ! "… Grognement… J’ai pitié, je me lève. Je descends, au radar, je rate des marches, je ne sais pas comment j’ai fait, je suis arrivée debout…
Cuisine, bol, cacao, lait, la brique crache par à coups… le dernier crachat est pour mes pieds, et comme je ne mets jamais de chaussons (rapport à mon éducation anti-marchepiedsnus), je fais floch floch jusqu’au micro-ondes. Pendant que le bol chauffe, j’ai le temps d’aller m’essuyer les pinglots, non sans avoir collé des traces degueus dans le couloir !
" C’est prêt, le micro-ondes a fait ding ding ! "… Déjà, j’ai dû mettre 4 secondes… Non, merde, c’est trop chaud ! Pendant ce temps, ça s’impatiente… de plus en plus fort, l’impatience crie! Ah dix secondes ! ! ! C’est bon, un qui a le gosier plein… Et la petite qui se réveille… re-belote.
Après avoir beurré des tartines (et par la même occasion mes doigts), nettoyé des accidents chocolatés, c’est presque fini… Ils sont mignons mes anges avec leurs jolies moustaches. Ma fille me tend sa tasse… en la secouant, et c’est là que je me suis rendue compte qu’elle n’était pas tout à fait vide, la tasse… Le reste est vite absorbé par la grenouillère… Aller, c’est pas grave, on va s’habiller tout de suite ! ! !
Surprise, le chocolat passé la grenouillère, a réussi à se frayer un chemin jusqu’au body… Changement complet. J’en profite pour habiller le grand aussi… Et pendant que je fais les lacets de mon fils, j’entends de drôles de glou-glous… Je saute, ma fille patouille, dans l’eau des toilettes… avec la balayette, il y a de la flotte partout ! Et propre en plus la flotte ! Faudrait fermer la porte de WC, mais comme le grand met dix minutes à l’ouvrir (Faut dire qu’elle est couillonne cette porte, il faut pas descendre la poignée à fond, sinon ça bloque…) Ou c’est l’une qui patauge, ou c’est l’autre à changer toutes les 2 heures… Au choix. Ma puce est trempée, re-lavage, et re-changement… Puis j’entreprends d’essuyer l’orgie…
On arrive péniblement à 9 heures, tiens ? déjà ? Je ne suis ni douchée, ni habillée… Si quelqu’un sonne, il va encore croire qu’il a à faire à une de ces feignasses… Les femmes au foyer, c’est bien connu, ça fout rien, et ça paresse au lit ! Je me souviens d’une réflexion du facteur des colis, il n’y a pas si longtemps "Excusez-moi si je vous réveille ! " (9h15)avec un sourire en coin, et un regard lourd de sous-entendus ! Ducon…
Je m’habille vite fait tant pis… je me doucherai pendant leur sieste.
Il pleut, donc je dis oui à la demande de dessin animé. Le DVD neuf, O.K.… Faut encore que j’arrive à l’ouvrir, mes ongles sont trop courts, les ciseaux n’ont pas de prise (les bouts ronds ne sont pas l’idéal), je tente le tout pour le tout, je chope un couteau ! Dérapage, je m’entaille le pouce, merde ! le plastique cède quand même, et là, je vois une jolie languette rouge, il y a juste à tirer… (comme sur les paquets de cloppes !) RAGE... Je mets le DVD avec 2 doigts, pour ne pas mettre de sang dessus, et tant pis, je m’essuie le doigt sur mon jean, de toute façon, il était déjà crade.
J’ai une heure de relative tranquillité, où je ne vais pas trop courir… 3 ou 4 interventions because bagarre, le canapé doit être trop petit… La prochaine fois, on achètera un 12 places !
Pendant que mes nains s’aliènent devant la télé (fermez la bouche les enfants), pleins d’activités sympa se proposent à moi… Aspirateur, étendre le linge, vider le lave-vaisselle, repasser (non, pas le repassage, je change de couleur dès que je vois la tronche du tas), laver la salle de bain, lire mes mails… Je lis mes mails…Les gosses se collent à moi, comme 2 mouches sur une tartine de confiote (c’est comme ça dès que j’approche l’ordinateur, réflexion faite, je les lirai cet aprem, parce qu’avec un sur chaque genou…) Et après, je ne sais quoi choisir ! De toute façon, quoi que je fasse, ce sera toujours plus intéressant que leur dessin animé… et j’arriverai à rien. Je tente l’aspiro… en en profitant pour ranger les reliques du week-end… fringues sales qui traînent, gobelets gisant sous les meubles, crayons dans les pots de fleurs (?) et autres surprises… Après préparation du repas, poissons panés/haricots verts… ça risque de batailler un peu, mais si je veux vraiment la paix, il faut leur faire avaler des nouilles à tous les repas, pas top non plus… A midi, je choisis donc la bataille… Faudra que je me prépare psychologiquement !
" C’est papa ! " Ah bon, il rentre finalement… Il m’avait pourtant semblé entendre " je rentre pas ce midi "… Mais je ne suis pas très réceptive le matin, j’ai dû me gourer !
Non, non, il a juste changé d’avis ! C’est plutôt une bonne surprise, jusqu’au " Encore des poissons panés, j’ai l’impression de bouffer que ça ! " Et ben si t’es pas content, t’as qu’à bouffer à la cantoche de ta boite, et puis tu changes d’avis sans me le dire, estime toi heureux que je te compte dans le repas ! Non mais… on n’est pas plus aimable.
Il repart, je couche les gosses, débarrasse la table… je monte me doucher… je vais faire un petit détour par mon lit avant, histoire de me mettre au calme 5 minutes… C’est mon fils qui m’a réveillée " T’as fait la sieste aussi maman ? " Je crois que oui !
Une heure, ça va encore… Donc lui : une heure aussi, aïe, en s’étant levé à 6 heures, la soirée va être longue. Je suis encore plus fatiguée qu’avant, j’aurai pas dû dormir ! Une douche vite fait… pour me reconnecter au monde réel, en surveillant mon fils d’un œil et donc en mouillant le carrelage et en détrempant le tapis… re-floch floch… A peine sèche, j’enfile les premières fringues propres qui me tombent sous la main, l’ensemble pantalon-T-shirt-pull n’est pas très heureux au niveau couleurs, mais tant pis (ça fait quelques années que je songe à n’acheter qu’une seule couleur de fringue, noir ou marron de préférence, c’est moins salissant).
Il pleut toujours, impossible d’aller courir dehors. Les gosses ne savent plus à quoi jouer, ils ont sorti chacun la quasi totalité de leurs jouets… Je n’arrive plus à distinguer la couleur des moquettes… " Maman, j’ai ouvert ma fenêtre pour aérer… " Mais ça va pas, il pleut, et de ce côté là en plus ! Une quinzaine de playmobils écrasés plus tard, j’ai pu atteindre la fenêtre du bout des doigts, et la refermer, avant que la piaule soit complètement inondée ! Je vais baptiser cette journée, la journée de l’eau… Explique-moi qui t’a permis d’ouvrir la fenêtre ? " C’est ma sœur ! " Bien sûr, elle a 18 mois, ta sœur… et elle dit 3 mots et demi… fous-toi de moi en plus, t’as raison !
Tout le monde en bas et que ça saute ! La pluie redouble… Dehors, les arbres sont couchés par le vent… sacré tempête ! C’est là que j’entends un gros bruit sourd, puis une porte qui claque… Je monte en courant, manque de me gameller à chaque marche… La fenêtre était mal fermée ! Forcement, arc-boutée au dessus d’un amas de jeux et avec 2 doigts…j’ai pas dû la pousser comme il fallait… Amas de jeux d’ailleurs devenu mouillé dégueulasse, plein de bouts de feuilles, et autre saloperies, et il y en a même par terre… super… de joyeuses minutes de nettoyage en perspective… chouette !
Vite, redescendre avant qu’il y ait connerie+++ en bas, des cris… le mien surtout, AÏE ! je me suis cogné le coude dans la rampe de l’escalier… bobo !
Je me mets au repassage, devant un bon doc animalier sur France 5… j’aurai bien regarder un truc un peu plus trash, mais avec les gosses… (Mon fils connaît déjà par cœur les dialogues de Kaamelott… ça va pas faire terrible l’année prochaine à l’école pour un petit machin de même pas 4 ans! Tant pis on assume !) on va mettre une jolie émission sur les oiseaux d’Amazonie… Et c’est parti pour une heure de repassage, tout en s’instructionnant et en se cultivationnant… génial ! Apres je m’inscrirai à question pour un champion… non je déconne… Les chemises s’empilent, les pantalons aussi… (c’est pas cochon… dommage ce serait genial comme technique de reproduction des fringues… plus besoin de faire les boutiques… et imaginez les croisements… on emprunterai le super futal de Marie, je le ferai reproduire avec mon jean, mon velours noir, mon vieux 501 délavé…), mais je m’emballe !
Il est presque 18 h30, repassage fini… Je m’assoies 5 minutes, la lessive n'est pas encore étendue, mais moi, je suis étendue lessivée (rires). Et j’ai le dos en feu à force d’être debout ! Mon kinné m’avait bien dit que ma position était naze et qu’il fallait mettre une jambe plus haute, en appui sur un marchepied (j’avais déjà mis du temps à visualiser). OK, mais la bonne position n’est tellement pas naturelle pour moi, que je continue à me niquer le dos ! Mes enfants sautent sur moi dès que mes fesses ont touché le canapé, j’esquive les coudes et les genoux, je deviens douée, c’est ça faites-moi un câlin, j’en ai besoin… Je zappe, tiens, question pour un champion justement… on va voir si j’ai le niveau… comme j’entends un mot sur 2, c’est pas évident ! Ils ne tiennent pas en place…
Et là mon mari fait son entrée, royal ! " Tiens tu regardes la télé ? Moi, je suis crevé, c’était le merdier au boulot… Toi, ça s’est bien passé ta journée on dirait ! " Les gosses se taisent depuis 18 secondes, et regardent la téloche tranquillement, la bouche fermée, bien assis l'un à côté de l'autre… On entendrait une mouche… Ils sont adorables... Les enfoirés ! ! !
Aller... ça ira mieux demain!
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18.06.2007
La montagne, ça vous gagne!
Moi, ça m'a gagnée depuis un bout de temps. Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé aller en montagne, peut-être mes origines jurassiennes... Ado, je rêvais de tout plaquer pour m'installer dans une station de sport d'hiver... Je devais inconsciemment savoir que j'habiterai aux pieds un jour...
Ce week-end, il faisait beau, enfin... à peu près beau... en ce moment faut pas trop en demander. On en a profité pour aller faire une balade en montagne. On en avait besoin... rien de tel qu'un grand bol d'air pur pour affronter une rude semaine (nettoyage, rangement, lessive, repassage, fignolage-bricolage, bref, cleannage total de la maison avant débarquement annoncé des beaux-parents)...
On a donc pris nos enfants, quelques sandwichs, nos grosses godasses et nos sacs à dos... et hop, catapultage général à 1300 mètres...
Là-haut, même quand il fait moche, il fait beau... La montagne est toujours belle, qu'elle soit blanche, verte, ou même grise, je m'y sens toujours bien. J'essaye d'y aller dès que je peux, pour des escapades en famille, où tout le monde rentre crevé mais heureux... Mon fils m'a plusieurs fois bluffé par sa capacité à gambader sur les pierres, à grimper longtemps et je me bluffe aussi moi-même sur certains dénivelés, c'est parfois super dur de grimper, mais tellement beau à l'arrivée! On oublie tout le reste!
J'ai voulu partager quelques uns de ces supers-magnifiques-trop tops paysages... d'où l'album "Montagne"...
14:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montagne
09.06.2007
La belle-fille se révolte!
Je ne pouvais pas décemment parler des casse-couilles, parfois limite sympas, sans faire un détour par ma belle-mère… Cette femme a un don pour les petites réflexions, souvent désagréables, mais sorties avec l’air de ne pas y toucher… Au premier abord, on peut penser que c’est de la maladresse ou de la bêtise, mais en fait, sans être complètement de la méchanceté, c’est quand même pas totalement innocent.
A commencer par le moment où nos rapports se sont un peu dégradés… A savoir comme par hasard, quand on a décidé de se marier… avant ça se passait plutôt pas mal… Pourtant elle n’est pas proche de son fils, et elle est même assez dure avec lui, comme toutes les personnes qui ne sont intéressées que par elles-mêmes ! Mais avec ma nouvelle étiquette, je devenais plus dangereuse qu’une simple petite amie… Drôle de manière de voir les choses.
Notre repas de fiançailles, (enfin le repas où on a annoncé qu’on voulait se marier), a été nul à chier… On avait l’impression d’avoir annoncé une hausse du prix des côtelettes ! Ma belle-mère et son chéri ont plutôt focalisé sur notre projet d’acheter une punto d’occaz ! Pas la peine d’avoir sorti la belle vaisselle et le champ’, on a fait un gros bide ! Ma mère, qui elle était au courant avant…, ne savait pas s’il fallait qu’elle ait l’air heureux ou atterré, elle a donc esquissé quelques sourires atterrés au cours du repas, un des plus chiants de ma vie ! J’ai même penser me prendre une cuite… puis non, mieux vaut encaisser le bide avec un minimum de classe, et l’ambiance n’aurait pas été meilleure si je m’étais mise à nager la brasse sur la moquette!
Le soir de notre mariage, on a eu droit à un joli discours mielleux, ponctué de compliments sur son fils, genre " tu n’étais pas vaillant, un peu froussard même ", puis elle énumère : " peur des vaches, peur du ciel la nuit, peur d’aller en bateau, … (si j’avais encore l’impression d’épouser superman, ça casse tout de suite le mythe.) " quand il était petit, il s’était surnommé Nanane " (ça, c’est un peu la honte devant les potes, hilares), " en revenant de la maternité, il a fait pipi sur sa sœur " (ça non plus c’était pas une info nécessaire un soir de mariage, d’autant plus que maintenant, il le fait plus du tout !) Bref, elle a quand même fini par " tous nos vœux de bonheur ", (bien rattrapé), mais il y a quelques photos dans l’album où mon homme, rouge de honte, tente vainement de rentrer la tête dans son assiette et de mettre sa tranche de saumon par dessus !
Coup de fil le lendemain, ils avaient repris la route, et là elle a sorti les violons " Ouin, ouin, j’ai perdu mon fils ! ! ! Sniff, sniff " (pas de la coke, pourtant , à elle, ça pourrait pas faire de mal !). C’est vrai, je ne vous avais pas dit, je suis la fille cachée d’Hannibal Lecter, et son fils, je vais en faire de la terrine… Complètement barge la belle-mère… Pour sa défense, depuis notre mariage, elle n’a plus procuration sur son compte en banque et il ne passe plus son été à lui repeindre les volets, je comprends, c’est dur de perdre un bon artisan !
Pendant l’été qu’à suivi, elle a passé son temps à essayer de prendre mon ventre en photo (j’étais enceinte de 5 mois), et moi à me planquer dans les coins. L’album du bébé, elle le commençait in utero… Elle a pas osé me demander une photocopie de l’échographie.
En septembre, on a déménagé, je me suis tapé mes cartons toute seule, emballer/déballer. Puis, avec mon homme : peinture cuisine, papier peint chambre… enceinte de 6 mois. Ma mère m’a donné un coup de main mi-août avant de repartir bosser. Je précise qu’ils sont en retraite tous les 2, et qu’ils accourent garder les filles de ma belle-sœur dès qu’elle siffle. Mais nous, on habitait loin… C’est connu, la Savoie (la belle-sœur) est plus proche de la Bretagne que le Pays Basque… j’ai vraiment des progrès à faire en géo !
Quand mon fils est né, ils ne sont pas venus non plus… pourtant 520kms d’autoroute avec une Golf4 neuve, ça doit se tirer. Ma belle-mère se languissait qu’on vienne à Noël, pour enfin connaître son petit fils…(ça nous fait pas peur nous, la même distance avec un bébé d’un mois et demi… et une caisse d’occaz). On s’est mangé que pour le cadeau de naissance… elle avait eu : " l’impression d’envoyer de l’argent à un inconnu. " L’inconnu, il a juste un peu de son sang dans les veines, mais ça, ça passe bien au dessus de sa tête. Il aurait fallu qu'on vienne dès la sortie de la maternité...
Après, les réflexions et petites piques dans le dos ont commencer à affluer. Je suis donc devenue, moins polie et moins bien élevée.
" Maintenant que vous avez un enfant, on viendra vous voir. " Merci… sans commentaire… (je sens qu’on va être mois dispos ces temps-ci.)
" Quand on les couchaient sur le ventre, le bébés n’avaient pas le crâne plat " prends-toi ça… (c’est vrai que mon fils a eu la tête un peu aplatie ses 3 premiers mois) et là je n’ai pas pu m’en empêcher " Oui, mais ils avaient plus de risques de faire une mort subite du nourrisson, vous avez eu du bol ! "
" Tu lui mets pas de sucette ? tu lui mets son pouce alors ! " Je dis non, s’il le prend tout seul OK, mais je ne lui montrerai pas…Et hop, elle prend le pouce du gamin et lui colle dans le bec ! Heureusement que j’ai un reste d’éducation sinon c’est une baffe qu’elle se prenait…
" Ah, vous avez un stérilisateur vapeur ? Ma fille a un bac à pastilles, c’est beaucoup plus pratique "… " Et toi, t’as des actions chez Milton ? "
" Il parle pas encore, sa cousine parlait à cet âge là, mais c’est vrai qu’elle, elle est en avance !" …
" Bien votre album de mariage… mais là il y a une faute d’orthographe, là, dans le commentaire. " J’attends un peu pour lui dire que pour une ancienne instit, dire 8 Zélèves et 100 Zeuros, ça craint ! En plus avec sans euros tu vas pas loin ! niarf, niarf !
"Déjà le 2ème, vous les enchaînez!" (ils ont 2 ans d'écart, rien de bien original) J'ai attendu le moment où elle allait demander si c'était un accident! Elle n'a pas osé aller jusque là!
Je passe sur les repas entassés à 4 sur la minus table de cuisine, à ne pas échanger une parole, alors qu’on ne s’est pas vu depuis 2 mois, mais le 13heures de TF1, c’est sacré… depuis qu’on a des gosses, on est plus intéressants, donc on a droit à la salle à manger… Mais, son fils n’a pas intérêt à lui demander des nouvelles de son scanner quand elle regarde le téléfilm ! Il y a quand même un minimum à respecter, merde… (je tiens à préciser qu’ils ont 2 magnétoscopes, et qu’on ne venait qu’un week-end).
Elle peut quand même être marrante, quand elle dit en parlant de son homme " S’il vous répond pas c’est normal, il devient sourd comme un pot ! ", ou quand elle parle des ses voisins complètement à la masse. En réfléchissant, c’est pas non plus super sympa… mais ça fait du bien quand ce sont les autres qui régalent !
Mais le pire, c’est qu’elle a des cotés sympa, s’amuse bien avec mes enfants, me remercie quand je lui envoie un CD de photos, comme si je lui donnait 10 ans de vie en plus. C’est impossible de lui en vouloir totalement !Et puis, son fils s’est aussi mis à la rembarrer et à force de se reprendre des réflexions quand elle en fait, elle commence à faire un peu plus gaffe… elle a peut-être fini par comprendre que ça pouvait être blessant… Et oui, on apprend à tout âge, et les piques se sont calmées… ça prouve qu’avec ma belle-mère, c’est comme avec un labrador, faut lui montrer qui c’est le maître ici non mais sans blague… Pas mordre, rends-moi ma cheville s’il te plaît!
Et puis l’été arrive. Ils vont peut-être venir nous voir un week-end en juin… et je vais vous dire, ça me fera même plaisir de les voir. Mais au cas où, je préparerait quand même quelques vannes!
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07.06.2007
Mêletout professionnel et donneurs de conseils
Je viens de faire un tour sur le forum "Vert baudet" pour jeunes parents opprimés. C'est très marrant (les sketches d'Axelle Laffont sont sympas) et c'est assez proche de ce que subit toute personne qui choisit de procréer sans se fâcher auparavant avec sa famille et ses amis!
Halte aux conseillers en éducation, qui commencent à vous donner leurs avis, avant même que vous ayez émis l’idée d’avoir un enfant.
Il y a ceux qui trouvent que c’est trop tôt : " tu es mariée seulement depuis 3 mois… tu penses pas sérieusement à avoir un enfant maintenant ? Pense d’abord à ton couple… "
En même temps, mon couple ça fait 10 ans que j’y pense… on se marie seulement maintenant car entre l’annoncer aux parents, le temps que tout le monde se mêle de tout (là aussi… mais j’en traiterai une prochaine fois). Il faut minimum un an et demi d’avance pour arrêter une date, réserver une salle, et s’occuper d’une maintenance pire que si on organisait le sommet du G8. Entre le moment où on a parlé de se marier et le jour du mariage on aurait eu le temps d’en faire 2 des enfants ! Et d’ailleurs, j’en aurai volontiers fait un… mais au milieu de tous ces préparatifs, je ne voyais pas un nouveau-né. Je ne me voyais pas non plus enceinte le jour de mon mariage, pas pouvoir profiter à fond de la fête, pas pouvoir goûter le vin ni le champagne… Avoir du mal à danser, et accessoirement ressembler à un hippopotame enrubanné ! "Tu as tort, c’est beau et émouvant une mariée enceinte…" Anne, une copine qui s’est mariée enceinte de 7 mois et demi, et qui était super jolie. "Peut-être, mais moi je me verrai emballée comme le Pont Neuf par Christo ! Peut-être émouvante, mais pas franchement gracieuse. Et le jour de mon mariage, j’ai envie avant tout de me sentir bien !" On a donc attendu, "comme dans la plus pure tradition démodée", d’être mariés pour faire un enfant.
Donc le moment est j’en suis sûre, le bon et d’ailleurs c’est nous que ça regarde ! Na et toc ! En parallèle, il y a ceux qui me demandent depuis 6 mois si l’héritier est pour bientôt… "Ah bon t’es pas enceinte, pourquoi tu te maries alors ?" Phrase stupide s’il en est, proférée par des personnes qui se disent modernes, tout en étant encore plus rétros que les autres… Genre le mariage c’est dépassé, mais si la faute commence à se voir, rentre vite dans le rang sinon ça va jaser dans le quartier… Nullissime !
" Et si ça ne marche pas ? "… J’avoue que je ne me suis pas encore posé la question…
Après, il y a les conseillères en grossesses… Celles qui n’ont pas encore d’enfants posent des questions.
" T’as pas peur ? "
" T’as pas mal ? "
" Qu’est-ce que ça fait d’être enceinte ? "
" Fait voir ton ventre de profil "
" T’es pas handicapée dans ton quotidien ? "
" Et les douleurs à l’accouchement, ça t’angoisse pas "
" Et tu vas l’appeler comment ? "
Les anti-enfants font des réflexions sympas…
" Je pourrais jamais grossir comme ça ! "
" Non sans déconner, de profil, c’est quand même moche "
" Moi, je ne veux pas dire adieu aux voyages, sorties, virées shopping, à l’imprévu dans ma vie. Je ne veux pas être esclave de quelqu’un. "
" Sexuellement, ça doit pas être évident ! "
Je voudrais hurler : "Oui, j’ai peur, j’ai mal, j’ai l’impression de me traîner, d’avoir dans le ventre un bébé en béton armé. Je dors très mal la nuit, je meurs de chaud dès que je remue l’auriculaire, je fais pipi toutes les 10 minutes et je ne peux plus faire seule mes lacets ! L’accouchement me terrorise et en même temps j’en ai tellement marre que je suis le premier médecin qui promet de me le déclencher dans la demi-heure… quitte à en chier des ronds, même des carrés de chapeaux!"
Mais je reste stoïque… et réponds poliment… "Je n’ai pas peur du tout, ce sera L’EXPERIENCE de ma vie (et puis la médecine a fait des progrès), non, nous ne sommes pas encore fixés définitivement sur les prénoms, sexuellement tout va très bien (même si c’est "qu’est-ce que ça peut te foutre" qui me viens plus spontanément). Je ne compte pas dire adieu ni au shopping, ni aux sorties, il faut juste s’organiser, avoir un enfant de fera pas de moi une esclave… et je n'ai jamais pensé que porter la vie rendait moche, et si tu me trouves affreuse, tu n’as qu’à regarder ailleurs (ton nombril par exemple, en plus il est habitué)"
Et puis il y a celles "qui ont vécu ça" et qui commencent leurs phrases par "Moi, pendant ma grossesse…" ou "Tu vas voir…" et elles te racontent leur grossesse, leur accouchement dans le détail, et même certaines choses dont on se fout complètement… Comme "Moi, j’ai perdu les eaux dans la voiture…"super ! "Ils s’y sont repris à 3 fois pour me faire la péri (quand on a accouché ça fait péquenaud de dire péridurale), il y avait du sang partout !" T’es gentille, mais là tais-toi, tu me gâches un peu le goût des fraises ! Et elles donnent en plus des tas de conseils pour respirer, souffler, contracter, pousser… A croire que toutes celles qui ont eu un enfant sont devenues sages-femmes.
Et il y a les paroles rassurantes… "Tu verras, moi, ça s’est super bien passé… J’ai accouché en 3 heures et pratiquement sans rien sentir ! ça sera pareil pour toi." Dommage que l’usage du portable soit interdit dans les salles d’opération, sinon je lui aurait bien téléphoné, à miss positive, quand il m’ont fait une césarienne en urgence ! Rien que pour lui dire qu’elle s’était gouré !
Et puis les conseils éducatifs qui affluent avant même que le bébé soit là… Comme un oncle qui m’a dit "Tu verras, quand ils font des caprices, il faut les mater dès le retour de la maternité !" C’est bien connu, le dressage se fait entre 15 jours et un mois, sinon, on se fait bouffer, et si le gosse continue les caprices, à partir de 6 mois, tu le mets aux travaux forcés! (Tonton, je suis heureuse de n'être que ta nièce...) Les "s’il pleure faut le prendre", où "faut le laisser crier" (pas facile dans une chambre de 9m², ou alors l’enfermer dans les toilettes, et se démerder pour pas se faire gauler par les infirmières !)
Les adeptes du feng-shui nous disent comment aménager la chambre, et où mettre le berceau pour que " son chi circule bien dès ses premières heures c’est important…" bien sûr ! Il faut des couleurs chaudes, une température constante… "Je te conseille d’ailleurs d’acheter un thermomètre de chambre!", un humidificateur d’air… Pas de moquette (à cause des acariens), pas de parquet (la poussière s’envole facilement), le lino subit parfois des traitement chimiques qui peuvent provoquer des allergies… "Je mets quoi, moi, dans la chambre de mon fils ? de la terre battue ?" "Moi, j’ai mis une moquette spéciale chambre d’enfant, hypoallergénique, anti-acariens, garantie à vie… (?) Bon c’est sûr, c’est 59,90€ le m²" "Hein ?" "Et oui, faut ce qu’il faut, le bien être de mon bébé n’a pas de prix !" Et toc ! prends-toi ça dans les dents, t’es une mauvaise mère radine qui ne fait-pas-tout-ce-qu’il-faut-pour-son-enfant ! Oui, mais 4000 balles la moquette, la terre battue est moins chère, même à Roland Garros (c’est la période…) Je choisirai et poserai ma moquette banale bourrée d’acariens, la tête basse et des idées noires plein le chapeau… Si j’en fais un asthmatique, ce sera ma faute, ma très grande faute…
C’est donc bourrée de culpabilité que je suis partie accoucher… Et que je suis revenue chez moi, plus angoissée que jamais par tous les discours contradictoires des sages-femmes, auxiliaires de puériculture, infirmières… médecins même.
Je ne sais pas quoi lui donner à manger, le sein ou le biberon, combien de ml par repas, (apparemment ça doit être très précis), que faire s’il pleure, comment orienter son lit, combien de temps faut le sortir par jour (pour un labrador par contre, je sais). A combien doit se monter la température du bain, celle de la chambre, s’il faut le coucher sur le dos (sages-femmes), ou sur le côté (obstétricien)… S’il faut lui donner une sucette, un doudou, un truc pour qu’il morde dedans, si les tétines doivent être en silicone ou en caoutchouc…
Et si finalement je faisais comme j’ai envie ? De toute façon, à 16 ans il me dira que mes principes éducatifs c’est de la merde, et qu’il ait tété du silicone ou du caoutchouc n’y changera rien !
Et puis j’ai pris ma revanche, quand j’ai accouché du 2ème, à tous les conseils un peu péremptoires de toilette, nourriture, bain, comportement, manipulation du bébé, je pouvais dire : "Merci, mais je préfère ma méthode, et comme mon premier enfant a survécu jusque là, c’est qu’elle n’est pas plus nulle que la votre !" Jouissif ! ! ! Autant que de clouer le bec à ma belle-mère et à ses réflexions désagréables... Mais ce sera l'objet du prochain épisode...
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04.06.2007
Family tour addict
Je reviens d’un joli périple…
Trois jours de RRT qui tombent du ciel et qu’il faut prendre tout de suite… Il y a des choses qui m’échapperont toujours dans le fonctionnement des entreprises… Le mois dernier, il n’y avait plus de RTT, et maintenant il y a 3 jours qui vont être gâchés si on ne les prend pas illico presto!
"Et si on allait voir la famille en Bretagne ?" Pourquoi pas… je compte vite fait…RTT+WE=5 jours de vacances… 1500km aller/retour… et 6 maisons estampillées "passage obligé" (sous peine de vexation sévère des résidents)… C’est un peu marathon de New York, mais c’est jouable !
On part donc, un matin à 4 heures, c’est plus pratique, les gosses sont censés se rendormir, et se réveiller au 2/3 du parcours… On prend un petit dej, et il n’y a plus que 150 bornes à faire… En plus la nuit il y a personne, et il fait moins chaud, c’est tout bénèf !
La veille j’ai couru toute la journée, pour acheter tout ce qu’il faut : des couches, des petites bouteilles d’eau, des gâteaux secs pour la route… Ceux qui restaient dans le placard sont au chocolat, et les sièges auto n’auraient pas aimé… Et tout un tas de trucs qui ne serviront pas, mais qu’il faut avoir… au cas où... Au cas où le Sahara aurait déménagé (il se trouverait entre les Hautes Pyrénées et le Morbihan), et où on tomberait en panne en plein milieu... Et bien sûr, comble de malchance, les portables ne passerait pas...
Les bagages sont bouclés. Comme d’habitude, les enfants ont toute leur armoire, et je rogne sur les fringues des parents… Un seul excès que je m’accorde, une dizaine de paires de chaussures (pour 5 jours, je sais c’est pas logique…) En général, je les coince dans un sac à dos, que je planque sous mes pieds, ce qui fait que je voyage les genoux sous le menton… Quand on échange les conducteurs, mon homme doit prendre le sac sur lui, sinon ses genoux se retrouveraient dans l'appui tête et il n'est pas assez souple. C’est en principe à ce moment qu’arrive la question fatidique : "Qu’est-ce que tu peux bien transporter là-dedans ?" Transporter, c’est bien le mot… "Chut, chéri surprise ! Tu verras quand on sera arrivés."
La route est longue, les gamins ne se sont pas rendormis du tout, ils affichent même une forme olympique pour si tôt matin… Pas de crainte à avoir pour la chaleur, il pleut comme vache qui pisse depuis les premiers kms. Les enfants s’ennuient, il n’y a rien à voir dehors, la visibilité ne dépasse pas le capot… Ils commencent à se disputer, ils se foutent complètement de la concentration du conducteur, et se transforment en vilains trolls hurleurs ! Pause petit dej plutôt que prévu, notre sécurité en dépend !
Sortir tout le monde sous la pluie, trouver les k-ways dans le bordel du coffre… m’extirper de ma place où j’avais réussi à coincer chacun de mes pieds de part et d’autre de mon énorme sac à godasses… (où d’ailleurs j’ai oublié de glisser la seule paire qui m’aurait été utile, les bottes en caoutchouc !), il y a des lac entiers sur le parking en guise de flaques d'eau, on s'enfonce à mi-mollet.
On arrive péniblement à 13h la faim au ventre et les nerfs en pelote, juste à temps pour que le petit vomisse dans le garage des grands-parents… "Bonjour Mamie, burp !" En plein milieu du passage… C’est toujours mieux que dans la voiture, on a pas l’intention de la vendre tout de suite ! On est accueillis par un "on vous attendait plus tôt" toujours agréable après 750kms! "Bonjour, vous avez fait bonne route?", c'est trop banal!
Le soir chez les beaux parents, le lendemain midi chez le grand-père, le soir chez les copains… Super, on va faire la fiesta… on dort là-bas, il faut donc remballer le campement… lit pliant, duvet pour le grand, turbulette pour la petite, quelques affaires, le PC pour montrer les dernières photos… "Une seule paire de chaussures !" hurle mon homme la tête à peine sortie du coffre ! "OK", je vais éviter l’incident diplomatique… Mais s’il se mettait à faire beau ? J’en prendrais 2 na ! Et je planquerai mes tongs au fond de mon sac à main, il verra pas !
Le lendemain midi, chez l’oncle et la tante, le soir avec les cousins… 4ème jour re-passage par chez le grand-père, Le soir relâche ? Non, ce serait trop bête, je viens de reprendre contact avec une vieille copine, je ne l’ai pas vue depuis 7 ans, et elle habite à 10 kms, je ne me vois pas repartir sans passer la voir ! J’appelle… re-fiesta ce soir, demain matin on partira hachés, avec 2 heures de retard sur l’horaire qu’on s’était fixé, la bagnole pleine à craquer… Là du coup il fait chaud sur la route, (il s’est mis à faire beau, hier vers 17 heures), par contre, avec le périple qu’on vient de faire, les gamins pioncent comme des bienheureux… On redescend chez nous calmement, j’ai l’impression d’être revenue pendant mes années d’étudiante où la vie tourbillonnait autour de moi ! A part chez mes beaux-parents où c’est un peu tristounet (genre on mange devant les infos quand on s’est pas vu depuis 6 mois, il y a la télé même dehors sous la tonnelle, et on se dit un mot à l’heure !), chez tous les autres c’est la fête, on se marre, on mange trop, j’ai envie de ne jamais partir !
On arrive enfin chez nous. On met tous le bazar en tas dans le couloir… Et on se fait un méga pique-nique canapé/DVD. Mon mari bosse demain, j’ai tout à ranger, les courses à faire, il faut tout remettre sur les rails… mais je ne me suis jamais sentie aussi bien, j’ai la pêche pour toute la semaine…
On repart quand ? J’ai déjà des fourmis dans les jambes…
10:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


