28.06.2007

Faîtes des gosses...

J’avoue, je ne donne pas toujours une image très positive des gamins en général et des miens en particulier…

 

Mais si je disais que :

 

Mes gosses sont les êtres qui comptent le plus pour moi au monde (avec un peu mon homme aussi, bien sûr...), que bien sûr je les trouvent beaux comme des Dieux… que je fonds littéralement quand ma fille de 19 mois me met les bras autour du cou, et me caresse la joue en disant "Deeeeuuuuu !" (ça veut dire doux en bébé)… que mon fils me scotche tous les jours, quand il me sort des phrases genre "Dans les cerises, il y a un noyau, comme dans l’ADN…" (il aura 4 ans cet automne…), que je lui donnerai ma vie et plus encore quand il me dit "Maman je te aime, tu es mon amour… et moi aussi je suis ton amour…"

 

Que j’admire le courage de ce gamin qui est capable de grimper 1heure 30 d’affilée en rando ("Avec mes pompes de montagne"…il parle mieux argot que français, mais ça c’est notre faute !), j’admire aussi l’énergie que déploie ma fille pour engloutir son petit suisse en 30 secondes chrono, et en s’en tartinant le visage, du menton jusqu’aux cheveux… Et l'aversion qu'elle a toujours eu pour les petits pots, alors que le vieux comté et les foies de volaille passent très bien... Que je craque quand elle met son doudou dans un tiroir et lui dit "voivoir" en agitant le main, tout en vérifiant toutes les 2 secondes s'il n'est pas vraiment parti...

 

Je pourrai parler aussi des crises de rire quand mon fils nous rejoue des parties entières de Kaamelott, avec le ton…(il imite à la perfection le roi de Burgondes) !

 

Et dire enfin, la joie que j’ai de les regarder grandir, évoluer, progresser, et l’extrême fierté que j’ai quand on les complimente… et que même si c’est parfois épuisant… c’est génial d’avoir des enfants !

 

 

Ce serait moins drôle non ?

27.06.2007

Petite remise en question...

Mes jolis-parents viennent de passer le w-end à la maison... et?.... ça s'est super bien passé! Pas eu besoin de sortir mes vannes, elles sont restées gentiment dans un tiroir obscur de mon cerveau... Tant mieux, les sortir n'est pas mon activité préférée.

 

Aujourd'hui, il pleut pour changer... et c'est un de ces matins ou je me dis que je devrais prendre ma vie en main! Finalement je ne sais même pas trop ce que ça veut dire... dans mon cas. C'est comme des centaines de formules toutes faites que je me répète, parce que c'est dans l'air du temps. Il FAUT prendre sa vie en main. C'est comme il FAUT réussir professionnellement, il FAUT concilier ça avec une vie de famille épanouissante, il y a un NOMBRE MINIMUM d'orgasmes à avoir (par semaine, mois, année...) pour ne pas se penser frustrée...

La vie moderne se veut libre, ouverte, tolérante, à l'écoute de chaque individu... Elle est plus que jamais normative, c'est comme si on n'avait pas le droit d'être heuireux si on ne rentre pas dans la case où on devrait être! Et il n'y a pas toujours de case, alors même avec la meilleure volonté du monde, quand ma rébellion se tait, et que je me dis que faire comme tout le monde peut être pas si mal certaines fois... Je continue à ne rentre nulle part!

MOI, mère au foyer: profession qui n'existe pas... Chaque papier administratif me fout en rogne... Je ne suis pas mère au foyer, je suis "sans emploi", "sans profession", "n'exerçant aucune activité" (ben bien sûr!) et dernièrement, je n'ai plus de numéro de sécu perso, j'ai une jolie carte vitale à mon nom, avec le n° de... mon mari! Heureusement que j'en ai un, j'ai intérêt à le garder précieusement... Sinon, je ne suis personne... Alors c'est ça notre destin, être considérées par la société comme des sans emploi... Pourtant, j'ai 2 boss bien plus exigeants que certains, des horaires qu'on n'oserait pas faire faire à un stagiaire... Et je zappe souvent la pause café!

 

Ah les étiquettes... certaines nous collent aux fesses comme de la glue!

Petit lexique de rappel des étiquettes qui m'ont collées après, ou me collent encore maintenant:

ETUDIANTE EN PSYCHO: nana forcément dégondée de la trappe, prenant les cours magistraux pour des thérapies collectives, et les strapontins des amphis pour des divans...

PSYCHO (tout court): matière facile pour mauvais élèves ne pouvant pas étudier de matières "nobles" (comprendre scientifiques)... la fac de psy d'ailleurs comprend des matières comme les maths, statistiques, anglais, informatique, neurobiologie, pharmacologie, pas de la simple branlette freudienne de comptoir, mais ça c'est une autre histoire...

FAC: là où vont tous les cancres qui n'ont pas pu faire une grande école, ou au pire un BTS...

90 à l'arrière de la voiture (et oui, je suis assez vieille pour avoir eu le permis avant qu'on ne passe aux A): jeune conne ayant piqué la bagnole des parents, ne sachant bien évidement pas conduire (les femmes de toute façon ne savent pas conduire c'est bien connu), va pas faire gaffe, va me rentrer dans ma merveilleuse BM neuve... au pire se trainera lamentablement et j'arriverai trop tard pour valider mon PMU! A DOUBLER ABSOLUMENT! (même et d'ailleurs surtout en ville).

CROYANTE: forcément coincée du derche... forcément contre la pilule, l'avortement, les homos, et forcément 18 gosses tous fringués chez Cyrillus!

STAGIAIRE: on peut tout lui demander, c'est sûr elle va la fermer, elle n'osera jamais se plaindre...

PROVINCE: coin paumé, ravitaillé par les corbeaux, et habité par des êtres inférieurs aux parisiens (souvent cette pensée est émise par des parisiens d'adoption, nés en province et on ne sait pas pourquoi trainent leur ville de naissance comme une grosse honte). Exemple de réponse sortie de la bouche d'un de mes témoins de mariage (né dans l'est et habitant Créteil) à une question innocente d'un autre convive: "Et toi auusi tu es de Nantes?" (comme mon mari) "Sûrement pas, je sui pas un cul-terreux moi, je suis de Paris!" Tous les nantais apprécieront!  

Habiter la CAMPAGNE: "mais tu supportes de vivre chez les bouzeux?"

PRIMIPARE (mot affreux s'il en est): par définition, la primipare ne sait RIEN... il y a donc là une cliente idéale aux divers bourrages de crâne.

FEMME AU FOYER: feignasse

MERE AU FOYER: pauvre femme qui n'a pas eu de chance dans la vie... L'idée qu'on puisse l'être par choix n'effleurent même pas certaines personnes

BLONDE (naturelle, je précise): QI d'une moule de bouchot

FETARDE: alcoolo, tabagique, smokeuse de pets, junkie

AVOIR BEAUCOUP D'AMIS: forcément baiser avec TOUS les amis en question (si si, même les filles...) Idée véhiculée par ma grand-mère, paix à son äme comme on dit!

SERVIABLE: trop conne, se fait enfler...

N'ALLAITE PAS: mère dénaturée, égoïste, nombrilliste... a le culte du corps... n'aime pas assez son bébé... L'idée qu'il y ait des raisons médicales ou simplement une trouille terrible de ne pas réussir, suffir, avoir assez de lait, ou encore l'angoisse d'intoxiquer son môme avec toutes les saloperies de calmants qu'ils vous mettent dans les veines pendant 48 heures (en cas de césarienne), ne sont évidement que des prétextes pour mères méchantes. On est forcément une fille frivole et irresponsable... donc pas digne d'être mère!

BORDELIQUE: crado... réflexion d'une (ex)copine en arrivant chez moi (en travaux depuis le mois de septembre) "Jamais je ne pourrais vivre dans une porcherie pareille!" A y réflechir, je n'aurai jamais dû la laisser s'asseoir dans la porcherie pour prendre l'apéro et se goinfrer d'olives à la provençale et de tuiles au paprika! Ou j'aurai pu servir des epluchures de patates ou de carottes, bref ce qu'on mange tous les jours en bonne famille de cochons que nous sommes! 

 

J'en passe, et pourtant y'en a des pires... mais, il me faudrait la semaine pour me les rappeler toutes ces étiquettes, qui sont peut-être bêtement induites par mon comportement de femme, mère banale! Je suis donc parfois envieuse des gens qui ont un vrai but (même si avoir une famille et s'en occuper est un but de vie plus qu'honorable, et même parfois un véritable défi), ceux qui plaquent tout pour partir en mission humanitaire en Afrique, ceux qui n'ont pas peur de changer de cap au milieu de leur vie... Comme cette femme, dont on m'a parlé plusieurs fois (etait-elle une vieille amie d'une tante, ou une voisine vivant dans notre rue? je ne sais plus...) Vers 45 ans, le dernier de ses enfants casé et parti de la maison, elle a entrepris de réaliser son rêve d'avant mariage: devenir médecin... Et elle a réussi. Elle n'a certainement pas pu exercer plus de 10 ou 15 ans, mais elle est devenue ce qu'elle avait toujours rêvé d'être!

 

En bref, j'admire les gens qui savent ce qu'ils veulent être ou faire et mettent tout en oeuvre pour le réaliser. D'autant plus que j'aurai aimé faire des tas de choses, et que je change d'idéal régulièrement, tout en sachant que ce ne sont que des rêves, et que la pluspart ne sont pas réalisables

-devenir championne de tennis, à 32 ans, c'est beaucoup trop tard, surtout quand on joue pas terrible

-traverser le pôle nord à pied, quand on est horriblement frileuse et qu'on aimerait pouvoir chauffer la maison à 24° en hiver

-grimper l'Everest quand on est déjà essouflée en rando dans les Pyrénées...

Mais sentir la foule derrière soi et vous porter vers la victoire, soulever un trophé sous les acclamations, admirer une mer de neige/glace où personne n'a posé le pied avant vous, admirer les couleurs du ciel quand le soleil fait semblant de se coucher... Et la vue qu'on doit avoir en haut de l'Everest doit être plus que fabuleuse... Le genre de truc où on doit se sentir la reine du monde (comme quoi pas besoin des bras de Léonardo)...

 

D'ailleurs, ma belle-mère a offert un bouquin à mon homme, le périple autour du monde d'un de ses anciens copains de primaire qui a sillonné une vingtaine de pays à vélo... Exemple de chose que je serai bien incapable de faire, je suis bien trop trouillarde, mais qui a dû me donner envie de changer un peu d'air... Si vous voulez rêver, vous pouvez aller voir son site, il y a de très belles photos... c'est un peu voyager par procuration... http://lemondeavelo.neuf.fr 

 

En fait rêver d'évasion me suffit pour m'évader... et ... me faire me sentir bien chez moi, et bien dans ma vie... qui finalement, quand je la regarde de plus loin, avec des yeux moins focalisés sur mon quotidien, elle est quand même assez rythmée, riche en émotions, en rencontres, en amour aussi... Et quand je me retourne, je ne suis pas mécontente de mes 32 années écoulées...   

   

19.06.2007

La folle journée de miss cataschtroumpf

abca91bf0d7710da960a02b6358f3977.jpgAujourd'hui, ça a mal commencé... déjà on est lundi, et c'est pas mon jour préféré... Fini week-end, parti... envolés trop vite les 2 jours cool, sans (trop) stresser.

Mon fils a bien commencé en se réveillant à 6 heures ! " Papa, maman, y fait jour ! " Oui, c’est sûr… Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai fait un fils qui saute du paddock dès les premières lueurs. Mystère.

" Allez, grimpe faire un câlin, tu te couches entre papa et maman, et tu te calmes… "Non, manifestement, se calmer n’est pas un verbe qu’il emploi souvent ! Il tortille, on se prend tour à tour des coups de pied(s) et des coups de coude(s). De préférence dans les côtes ou le milieu du dos. Bien viser, il doit savoir ce que ça veut dire ! Au bout d’un quart d’heure, on craque " Va donc jouer un peu dans ta chambre… " Il a bondi avant la fin de la phrase, celui sur lequel il est passé se tord le ventre de douleur… Moyennant quoi, tous ces efforts nous font récupérer une petite demi heure de pseudo tranquillité, la lumière de sa chambre en pleine tronche, suffit de s'habituer !

 

Mon homme se lève et se prépare… Même s’il essaye de passer inaperçu, son fils le grille, en général quand il entend l’eau de la douche… Il secoue la cabine : " Papa, papa, tu me fais mon p’tit dèj ! "… Grognement… J’ai pitié, je me lève. Je descends, au radar, je rate des marches, je ne sais pas comment j’ai fait, je suis arrivée debout…

Cuisine, bol, cacao, lait, la brique crache par à coups… le dernier crachat est pour mes pieds, et comme je ne mets jamais de chaussons (rapport à mon éducation anti-marchepiedsnus), je fais floch floch jusqu’au micro-ondes. Pendant que le bol chauffe, j’ai le temps d’aller m’essuyer les pinglots, non sans avoir collé des traces degueus dans le couloir !

" C’est prêt, le micro-ondes a fait ding ding ! "… Déjà, j’ai dû mettre 4 secondes… Non, merde, c’est trop chaud ! Pendant ce temps, ça s’impatiente… de plus en plus fort, l’impatience crie! Ah dix secondes ! ! ! C’est bon, un qui a le gosier plein… Et la petite qui se réveille… re-belote.

Après avoir beurré des tartines (et par la même occasion mes doigts), nettoyé des accidents chocolatés, c’est presque fini… Ils sont mignons mes anges avec leurs jolies moustaches. Ma fille me tend sa tasse… en la secouant, et c’est là que je me suis rendue compte qu’elle n’était pas tout à fait vide, la tasse… Le reste est vite absorbé par la grenouillère… Aller, c’est pas grave, on va s’habiller tout de suite ! ! !

 

Surprise, le chocolat passé la grenouillère, a réussi à se frayer un chemin jusqu’au body… Changement complet. J’en profite pour habiller le grand aussi… Et pendant que je fais les lacets de mon fils, j’entends de drôles de glou-glous… Je saute, ma fille patouille, dans l’eau des toilettes… avec la balayette, il y a de la flotte partout ! Et propre en plus la flotte ! Faudrait fermer la porte de WC, mais comme le grand met dix minutes à l’ouvrir (Faut dire qu’elle est couillonne cette porte, il faut pas descendre la poignée à fond, sinon ça bloque…) Ou c’est l’une qui patauge, ou c’est l’autre à changer toutes les 2 heures… Au choix. Ma puce est trempée, re-lavage, et re-changement… Puis j’entreprends d’essuyer l’orgie…

 

On arrive péniblement à 9 heures, tiens ? déjà ? Je ne suis ni douchée, ni habillée… Si quelqu’un sonne, il va encore croire qu’il a à faire à une de ces feignasses… Les femmes au foyer, c’est bien connu, ça fout rien, et ça paresse au lit ! Je me souviens d’une réflexion du facteur des colis, il n’y a pas si longtemps "Excusez-moi si je vous réveille ! " (9h15)avec un sourire en coin, et un regard lourd de sous-entendus ! Ducon…

Je m’habille vite fait tant pis… je me doucherai pendant leur sieste.

Il pleut, donc je dis oui à la demande de dessin animé. Le DVD neuf, O.K.… Faut encore que j’arrive à l’ouvrir, mes ongles sont trop courts, les ciseaux n’ont pas de prise (les bouts ronds ne sont pas l’idéal), je tente le tout pour le tout, je chope un couteau ! Dérapage, je m’entaille le pouce, merde ! le plastique cède quand même, et là, je vois une jolie languette rouge, il y a juste à tirer… (comme sur les paquets de cloppes !) RAGE... Je mets le DVD avec 2 doigts, pour ne pas mettre de sang dessus, et tant pis, je m’essuie le doigt sur mon jean, de toute façon, il était déjà crade.

J’ai une heure de relative tranquillité, où je ne vais pas trop courir… 3 ou 4 interventions because bagarre, le canapé doit être trop petit… La prochaine fois, on achètera un 12 places !

 

Pendant que mes nains s’aliènent devant la télé (fermez la bouche les enfants), pleins d’activités sympa se proposent à moi… Aspirateur, étendre le linge, vider le lave-vaisselle, repasser (non, pas le repassage, je change de couleur dès que je vois la tronche du tas), laver la salle de bain, lire mes mails… Je lis mes mails…Les gosses se collent à moi, comme 2 mouches sur une tartine de confiote (c’est comme ça dès que j’approche l’ordinateur, réflexion faite, je les lirai cet aprem, parce qu’avec un sur chaque genou…) Et après, je ne sais quoi choisir ! De toute façon, quoi que je fasse, ce sera toujours plus intéressant que leur dessin animé… et j’arriverai à rien. Je tente l’aspiro… en en profitant pour ranger les reliques du week-end… fringues sales qui traînent, gobelets gisant sous les meubles, crayons dans les pots de fleurs (?) et autres surprises… Après préparation du repas, poissons panés/haricots verts… ça risque de batailler un peu, mais si je veux vraiment la paix, il faut leur faire avaler des nouilles à tous les repas, pas top non plus… A midi, je choisis donc la bataille… Faudra que je me prépare psychologiquement !

 

" C’est papa ! " Ah bon, il rentre finalement… Il m’avait pourtant semblé entendre " je rentre pas ce midi "… Mais je ne suis pas très réceptive le matin, j’ai dû me gourer !

Non, non, il a juste changé d’avis ! C’est plutôt une bonne surprise, jusqu’au " Encore des poissons panés, j’ai l’impression de bouffer que ça ! " Et ben si t’es pas content, t’as qu’à bouffer à la cantoche de ta boite, et puis tu changes d’avis sans me le dire, estime toi heureux que je te compte dans le repas ! Non mais… on n’est pas plus aimable.

Il repart, je couche les gosses, débarrasse la table… je monte me doucher… je vais faire un petit détour par mon lit avant, histoire de me mettre au calme 5 minutes… C’est mon fils qui m’a réveillée " T’as fait la sieste aussi maman ? " Je crois que oui !

Une heure, ça va encore… Donc lui : une heure aussi, aïe, en s’étant levé à 6 heures, la soirée va être longue. Je suis encore plus fatiguée qu’avant, j’aurai pas dû dormir ! Une douche vite fait… pour me reconnecter au monde réel, en surveillant mon fils d’un œil et donc en mouillant le carrelage et en détrempant le tapis… re-floch floch… A peine sèche, j’enfile les premières fringues propres qui me tombent sous la main, l’ensemble pantalon-T-shirt-pull n’est pas très heureux au niveau couleurs, mais tant pis (ça fait quelques années que je songe à n’acheter qu’une seule couleur de fringue, noir ou marron de préférence, c’est moins salissant).

 

Il pleut toujours, impossible d’aller courir dehors. Les gosses ne savent plus à quoi jouer, ils ont sorti chacun la quasi totalité de leurs jouets… Je n’arrive plus à distinguer la couleur des moquettes… " Maman, j’ai ouvert ma fenêtre pour aérer… " Mais ça va pas, il pleut, et de ce côté là en plus ! Une quinzaine de playmobils écrasés plus tard, j’ai pu atteindre la fenêtre du bout des doigts, et la refermer, avant que la piaule soit complètement inondée ! Je vais baptiser cette journée, la journée de l’eau… Explique-moi qui t’a permis d’ouvrir la fenêtre ? " C’est ma sœur ! " Bien sûr, elle a 18 mois, ta sœur… et elle dit 3 mots et demi… fous-toi de moi en plus, t’as raison !

Tout le monde en bas et que ça saute ! La pluie redouble… Dehors, les arbres sont couchés par le vent… sacré tempête ! C’est là que j’entends un gros bruit sourd, puis une porte qui claque… Je monte en courant, manque de me gameller à chaque marche… La fenêtre était mal fermée ! Forcement, arc-boutée au dessus d’un amas de jeux et avec 2 doigts…j’ai pas dû la pousser comme il fallait… Amas de jeux d’ailleurs devenu mouillé dégueulasse, plein de bouts de feuilles, et autre saloperies, et il y en a même par terre… super… de joyeuses minutes de nettoyage en perspective… chouette !

Vite, redescendre avant qu’il y ait connerie+++ en bas, des cris… le mien surtout, AÏE ! je me suis cogné le coude dans la rampe de l’escalier… bobo !

 

Je me mets au repassage, devant un bon doc animalier sur France 5… j’aurai bien regarder un truc un peu plus trash, mais avec les gosses… (Mon fils connaît déjà par cœur les dialogues de Kaamelott… ça va pas faire terrible l’année prochaine à l’école pour un petit machin de même pas 4 ans! Tant pis on assume !) on va mettre une jolie émission sur les oiseaux d’Amazonie… Et c’est parti pour une heure de repassage, tout en s’instructionnant et en se cultivationnant… génial ! Apres je m’inscrirai à question pour un champion… non je déconne… Les chemises s’empilent, les pantalons aussi… (c’est pas cochon… dommage ce serait genial comme technique de reproduction des fringues… plus besoin de faire les boutiques… et imaginez les croisements… on emprunterai le super futal de Marie, je le ferai reproduire avec mon jean, mon velours noir, mon vieux 501 délavé…), mais je m’emballe !

 

Il est presque 18 h30, repassage fini… Je m’assoies 5 minutes, la lessive n'est pas encore étendue, mais moi, je suis étendue lessivée (rires). Et j’ai le dos en feu à force d’être debout ! Mon kinné m’avait bien dit que ma position était naze et qu’il fallait mettre une jambe plus haute, en appui sur un marchepied (j’avais déjà mis du temps à visualiser). OK, mais la bonne position n’est tellement pas naturelle pour moi, que je continue à me niquer le dos ! Mes enfants sautent sur moi dès que mes fesses ont touché le canapé, j’esquive les coudes et les genoux, je deviens douée, c’est ça faites-moi un câlin, j’en ai besoin… Je zappe, tiens, question pour un champion justement… on va voir si j’ai le niveau… comme j’entends un mot sur 2, c’est pas évident ! Ils ne tiennent pas en place…

 

Et là mon mari fait son entrée, royal ! " Tiens tu regardes la télé ? Moi, je suis crevé, c’était le merdier au boulot… Toi, ça s’est bien passé ta journée on dirait ! " Les gosses se taisent depuis 18 secondes, et regardent la téloche tranquillement, la bouche fermée, bien assis l'un à côté de l'autre… On entendrait une mouche… Ils sont adorables... Les enfoirés ! ! !

Aller... ça ira mieux demain!